
Les travaux d’un atelier de formation organisé par la Direction de la protection des végétaux du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ont débuté mardi au village de Legatt, relevant de la moughataa de Tékane dans la wilaya du Trarza.
Cet atelier sur les mécanismes de formation d’équipes de lutte contre les ravageurs agricoles dans les zones d’agriculture pluviale et inondable vise à contribuer à l’autosuffisance alimentaire, à améliorer la productivité des cultures et à augmenter les revenus des agriculteurs dans les zones rurales.
Il vise également à organiser les producteurs en groupes de travail coordonnés, par la création d’équipes spécialisées dans la lutte antiparasitaire, et à renforcer les capacités de cinquante-cinq agents et experts en protection des végétaux dans ce domaine.
Cinquante-cinq agents de protection des végétaux, originaires des villages et des regroupements ruraux, bénéficient de cet atelier de formation, organisé avec le soutien du Projet régional d’appui au système pastoral au Sahel en Mauritanie (deuxième phase).
L’atelier s’inscrit dans le cadre de deux sessions de formation, chacune comprenant entre vingt-cinq et trente participants, sur une période de cinq jours.
Le premier atelier comprend trente participants, représentant les wilayas du Hodh, de l’Assaba, du Tagant et de l’Adrar, tandis que le second atelier, qui débutera du 26 au 31 de ce mois, comprendra des participants des wilayas du Gorgol, du Guidimagha, du Trarza, de Nouakchott, de l’Inchiri et du Brakna.
Les participants aux deux ateliers recevront des présentations théoriques sur les mesures préventives pour réduire la propagation des ravageurs, les pratiques alternatives adaptées à chaque type, ainsi que les meilleures méthodes d’utilisation sûre et efficace des pesticides chimiques. Ils bénéficieront également de présentations théoriques et pratiques sur les principes de la bonne gestion des pesticides et des équipements de traitement.
Le directeur adjoint de la protection des végétaux, M. Mohamed Sidina Aly Ould Sghair, a expliqué, lors de la supervision de l’ouverture des travaux de l’atelier, que les cultures pluviales et inondables sont généralement exposées à de multiples attaques de ravageurs agricoles.
Il a cité comme déprédateurs principaux les criquets, les oiseaux granivores, la chenille de la sésamie, la chenille légionnaire d’automne, les charançons des épis, les coléoptères des ampoules sur le mil, l’orobanche, et d’autres ravageurs qui constituent une menace directe pour la production agricole et la sécurité alimentaire.
Toujours selon lui, la lutte efficace contre ces ravageurs nécessite des efforts collectifs organisés et coordonnés, ce qui souligne le besoin urgent de créer des équipes villageoises spécialisées dans la lutte contre les ravageurs agricoles.
Pour atteindre cet objectif, il devient essentiel de former les chefs de ces équipes, qui à leur tour formeront les agriculteurs et les membres des équipes de lutte villageoises aux pratiques alternatives adaptées à chaque type de ravageur, a-t-il conclu.


