La CAD dénonce une « dérive judiciaire » après l’arrestation de militants anti-esclavagistes

mer, 25/02/2026 - 23:42

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 26 février, la Coalition pour l’alternance démocratique (CAD 2029) a exprimé sa vive préoccupation face à ce qu’elle qualifie de « dérive judiciaire sans précédent », à la suite de l’arrestation de militants d’IRA et de lanceurs d’alerte ayant dénoncé un cas présumé d’esclavage impliquant une fillette de 11 ans.
Selon les responsables de la coalition, les activistes ont suivi, documenté puis signalé l’affaire aux autorités compétentes ainsi qu’à l’opinion publique. Ils affirment avoir été surpris de voir les dénonciateurs interpellés et placés en détention, au lieu des auteurs présumés des faits.
La CAD accuse les autorités de remettre en cause les acquis juridiques obtenus dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles, notamment depuis la criminalisation de cette pratique en 2015. Les responsables dénoncent également la requalification des faits, passés de « faux et usage de faux » à « association de malfaiteurs », avant l’incarcération des militants.
L’ancien ministre Seydina Aly Mohamed Khouna a estimé que la situation actuelle marque, selon lui, un recul en matière de libertés d’expression, d’association et de réunion, rappelant que la criminalisation de l’esclavage avait été adoptée sous un précédent régime.
Face à cette situation, la coalition a appelé les citoyens à rester vigilants et à se mobiliser contre ce qu’elle considère comme des abus. Elle a par ailleurs salué l’initiative d’un collectif d’environ trente avocats ayant décidé d’assurer la défense des personnes arrêtées, y voyant un geste fort de solidarité et de soutien juridique.

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