
Le FMI s’est engagé à prêter plus de 160 millions de dollars à la Mauritanie pour l’aider à réduire sa dette qui se creuse avec la chute des cours du fer.
162,8 millions de dollars. C’est le montant que le FMI prêtera à la Mauritanie. Pour le moment, le Fonds monétaire international a déjà décaissé 23,4 millions de dollars. Le pays tente de se redresser après une période difficile due à la chute des cours du fer, qui a commencé il y a trois ans. En effet, le fer est l’un des principaux revenus du pays nord-africain, qui a vu ses comptes maigrir trimestre après trimestre depuis 2014. Avec l’aide du FMI, la Mauritanie espère donc freiner sa dette. Une dette que le pays a tenté de réduire en empruntant, notamment dans le Golfe. La dette extérieure devrait atteindre, à la fin de l’année, près de 73 % du PIB. Cette fois, c’est l’institution financière internationale qui a mis la main à la poche.
Mais pour bénéficier de cet emprunt, la Mauritanie a dû montrer patte blanche. Mohamed Ould Abdel Aziz, le président, a reçu les félicitations du FMI. Selon l’institution financière, la Mauritanie a réduit comme elle le devait les dépenses et a réussi à récolter l’impôt qui lui échappait habituellement, indique Jeune Afrique. Le FMI a également apprécié que la Mauritanie laisse « glisser prudemment » le cours de l’ouguiya. L’accord qui lie le Fonds monétaire international et la Mauritanie prévoit la mise à disposition immédiate de 23,4 millions de dollars et un plan triennal. Mais le pays de Mohamed Ould Abdel Aziz devra continuer ses efforts, et en particulier le peuple mauritanien qui devra accepter que se prolonge la rigueur budgétaire. La Mauritanie s’engage à poursuivre « un assainissement progressif des finances publiques afin de renforcer la viabilité de la dette. » En attendant, le pays nord-africain espère voir le cours du fer remonter. Mais ce vœu semble pieux tant les indicateurs restent au rouge.