Le président du PMJD appelle le pouvoir à répliquer avec fermeté et sans pitié au mépris manifesté aux mauritaniens par l’ancien président  Ould Abdel Aziz

sam, 15/08/2020 - 23:15

Le président du Parti Mauritanien pour la Justice et la Démocratie (PMJD) Mahmoudi Ould Saibout s’est dit très étonné du passage brusque de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz du mutisme total observé depuis des mois aux délires et aux divagations, en concomitance avec la découverte au jour le jour, de son gigantesque et infini empire financier, foncier et immobilier illégalement acquis sur le dos du contribuable.

 

Une honte de portée nationale et ineffaçable qui poursuivra l’homme jusqu’à sa tombe, après avoir leurré des années durant le peuple sous le slogan utopique de président des pauvres.

 

Face aux digressions et aux divagations de l’ancien président, parfois indécentes à l’égard de l’Etat de droit en gestation, les autorités sont appelées plus jamais à rappeler Ould Abdel Aziz à l’ordre, au risque de s’exposer à s y conformer sous la contrainte, a dit le président du PMJD.

 

En effet, digresser maintenant dans les arrêts de jeu ne fera qu’enliser l’ancien président dont les biens mal acquis pendant 10 ans de gouvernance ont atteint un plafond qu’aucun dictateur et tyran africain n’a réalisé dans le continent.

 

Des centaines camions, de Tout Terrain, de bulldozeurs, de tracteurs, de terrains, de périmètres agricoles, des abonnements frauduleux à l’électricité à l’eau, des commissions, l’homme a tout accaparé pour lui et pour sa famille, au mépris de tout un peuple berné par ses discours déguisés et trompeurs.

 

La suite des évènements sera dramatique pour l’ancien président dont les abus déjà démasqués ne sont que la partie émergée de l’iceberg.

 

En effet, outre les excès matériels l’homme avait été injuste envers bien de citoyens qui ont souffert sous son règne et qui avaient été exclus, marginalisés et dupés dans les transactions commerciales de Cheikh Ridha et le déguerpissement de leurs terres vers des zones éloignées et inhospitalières  de Tarhil, au moment où lui et les siens s’appropriaient le foncier le plus cher de la capitale.

 

Aziz a limogé selon son égo, recruté suivant ses pulsions, agissant non pas en tant que Chef d’Etat privilégiant l’intérêt général mais plutôt comme un marchand soucieux d’avoir une caverne plus garnie que celle d’Ali Baba et les 40 voleurs.     

 

Il urge donc pour l’Exécutif de mettre Ould Abdel Aziz dans ses limites et de lui faire comprendre qu’il n’a qu’à vivre comme tout citoyen lambda ou assumer les suites de ses délires.

 

C’est d’autant vrai que l’homme a méprisé le peuple, trafiquer ses richesses, spolier son identité, dépouillé ses trésors, brader ses potentialités à des vils prix et la liste est longue pour ne citer que ces abus.

 

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